Le mariage dans le bouddhisme : quelle signification ?
Dans le bouddhisme, le mariage n'est pas considéré comme un sacrement, ni même comme un contrat légal. Le mariage est une relation humaine, entre un homme et une femme, qui vivent ensemble.
S'ils le souhaitent, pour annoncer leur décision de vivre ensemble, ils peuvent organiser une petite fête, mais aucune cérémonie de mariage n'existe réellement.
Le mariage n'est pas considéré comme un sacrement, ni même comme un contrat légal."
Il est également possible d'aller au Temple pour recevoir des moines une bénédiction, là encore, il n'y a rien d'obligatoire ni de formel.
Le mariage est reconnu dans le sens où le couple sera considéré comme mari et femme, mais la femme gardera son nom. La séparation est tout à fait possible (même si elle est mal perçue : le couple est censé tout faire pour résoudre ses conflits), et la polygamie ou la polyandrie sont autorisés. Il est également possible pour un bouddhiste d'épouser quelqu'un d'une autre confession religieuse.
Le seul caractère religieux du mariage dans le bouddhisme est que le couple s'engage (spirituellement et non de façon officielle) à respecter les principes bouddhistes à travers les enseignements de Bouddha.
Le mariage dans le bouddhisme : et si une cérémonie a lieu ?
Le couple peut donc choisir, s'il le souhaite, de faire une petite fête réunissant famille et amis, précédée d'une bénédiction.
Lors de la bénédiction, il n'y a pas de rituel spécifique au mariage, puisque le mariage religieux n'existe pas vraiment dans le bouddhisme.
Le moine priera généralement pour le couple, formulant des vœux de santé et de réussite, et pourra rappeler à l'homme et à sa femme leurs droits et devoirs l'un envers l'autre, à travers les enseignements bouddhistes, notamment les cinq préceptes à respecter : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, éviter alcools et drogues, et ne pas commettre d'adultère.
Ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, éviter alcools et drogues, ne pas commettre d'adultère."
Au cours de la cérémonie, vous pourrez inclure des textes de votre choix, pas forcément religieux. Là encore, il n'y a vraiment rien d'obligatoire, les bouddhistes récusant très souvent ce qui est obligatoire. Les bouddhistes étant très attachés à la famille, la cérémonie se déroulera généralement en compagnie de la famille des mariés.
Je viens de lire ce qui est écrit sur "la place de la femme" et, pour être honnête, ça n'est pas bien vrai... Tu as bien raison de pointer la caricature.
En effet, il ne faut pas confondre Bouddhisme et Confucianisme ; et mélanger les deux est une grossière erreur.
Le plaisir et le désir sont propres à soi-même, la femme n'en est pas la source. La source de toute chose, bonne ou mauvaise, reste en soi. De même que les femmes sont capables de s'éveiller, comme tout être vivant. Et il n'y a aucun être dont la vie est moins sacrée qu'un autre.
Pour finir, le Bouddhisme est très clair quant-au respect à avoir envers chacun ; il est donc naturel que la femme en mérite tout autant !
Je voulais juste laisser ma trace car je n'aimerais pas que certaines personnes construisent une fausse image du Bouddhisme. "Laïcité-aujourd'hui" peut se passer de telles descriptions. Et il serait tout aussi faux de diaboliser le Confucianisme ; il y a des raisons pour tout propos.
en fait je me méfierai quand même des sources du premier lien, ne connaissant pas bien le mariage boudhiste et le boudhisme j'ai du mal à vérifier les sources, mais en regardant ce qu'ils disent sur le mariage catholique que je connais mieux, il y a dès les premières phrases de graves erreur, par exemple ils disent "Si Dieu put créer Eve à partir d’une côte d’Adam," alors que ce n'est pas du tout ça et que bien comprendre est important pour savoir quelle est la place de la femme dans cette religion, dès les premières pages de la bible: « Le Seigneur Dieu modela l’adam avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’adam devin un être vivant (Gn 2,27) dit la Bible. On traduit la plupart du temps l’hébreu adam par « homme », or ce mot en français est ambigu : il sugnifie à la fois personne de *** masculin et « être humain ». Et si on traduit par Adam, certains comprennent : le premier être humain, qui était de *** masculin.
En réalité il n’en est rien. « A cette étape du récit, précise Véronique Margron, l’être qui est posé au milieu du jardin n’est pas ***é. Il ne possède pas plus les deux ***. » Puis Dieu, poursuit le texte, endort l’adam, prend « quelque chose de son côté » - et non pas une côte » et avec ce matériau crée une femme. Cette fois un être ***é. « Désormais, explique la dominicaine, l’adam disparaît du texte pour faire place à ish, l’homme masculin. Ainsi pour que l’homme existe, la femme doit exister. Pas l’un sans l’autre. » Nous sommes à mille lieues des caricatures grossières selon lesquelles Dieu a créé la femme à partir d’une côte de son mari, faisant de celle-là un sous-produit de celui-ci…
Du coup, il est possible qu'il y ait aussi de grosses caricatures dans leur description de la place de la femme dans le mariage boudhiste!
(administrateur) : place de la femme dans le boudhisme
Le 07 Février 2012, à 9h38
ici tu as un lien qui en parle (et critique beaucoup), je ne sais pas ce que ça vaut exactement, c'est sur un site très engagé sur la laïcité... http://laicite-aujourdhui.fr/spip.php?article93 je ne sais pas quelles sont leurs sources non plus : LA PLACE DE LA FEMME
La femme est un individu dangereux :
- « comme reproductrice, elle perpétue le cycle des réincarnations
- et comme source de tentation et de plaisir. »
= Bouddha s’est attaqué aux castes et a créé le premier ordre de moniales : certaines enseignaient à des hommes. # Actuellement, les nonnes ne font que des corvées au service des hommes. Un courant voudrait élever leur statut et leur donner un rôle social.
= Tous les êtres sensibles ( êtres vivants ), des dinosaures aux plus petits animalcules ont le germe de la bouddhéité sauf la femme . # Les propos négatifs à l’égard des femmes auraient été proférés par Bouddha au bord de l’agonie et ont été consignés dans les soutras , ils ont fortement influencé la rédaction des codes civils et contribuent largement au maintien du statut d’inférieure à la femme religieuse ou laïque en pays bouddhistes.
la naissance d’une fille est perçue comme un malheur : (dot )
une fois mariée, la fille ne doit pas faire un pas sans autorisation de sa belle-famille. C’est toujours d’actualité.
à son mariage, elle coupe tout lien avec sa famille.
elle doit alors vivre aux dépens de sa belle-famille les belles-mères ont peu de considération pour leurs belles-filles.
la femme craint sans cesse d’être abandonnée par son mari de nombreux pays bouddhistes ne garantissent aucune protection à la femme délaissée.
accaparée par son devoir d’épouse et de mère, la femme n’a aucune marge de liberté.
= contraception : oui, si ne supprime pas un être vivant (la rencontre ovule-***ïde ne doit pas avoir lieu).
= IVG : non, sauf en cas de grave handicap du fœtus.
= Divorce : pas d’opposition La femme n’ayant aucune ressource, il lui est difficile de prendre une telle initiative.
ici d'autres infos plus sur le mariage et boudhisme qui vient du centre du boudhisme à paris: L'idéal du bodhisattva : Mariage et bouddhisme.
Un autre aspect de la vie qui nous affecte presque tous, d'une manière ou d'une autre, de façon formelle ou informelle, est le mariage. Dans le bouddhisme, la conception du mariage est bien différente de la conception occidentale traditionnelle. Ce n'est ni un sacrement religieux ni un contrat légal. Selon la tradition du bouddhisme le mariage est simplement une relation humaine, reconnue par les amis et la famille. Dans l'Orient bouddhiste, aucune cérémonie n'est nécessaire. Le couple concerné peut organiser une fête pour amis et famille, et annoncer officiellement qu'ils vivent ensemble. Le couple peut aller au temple voisin et demander bénédiction mais ce n'est pas une cérémonie de mariage. Ils ne sont pas considérés comme vivant « dans le péché » ou illégalement ou de façon non-conventionnelle s'ils ne le font pas. Le mariage est, avant tout, la relation elle-même, le fait de vivre ensemble. Les moines donnant la bénédiction ne créent pas le mariage, ils le reconnaissent, leur bénédiction étant que le couple vive heureux, en accord avec l'esprit du Dharma, s'aidant mutuellement à pratiquer les enseignements du Bouddha. Il n'y a donc pas de difficulté à dissoudre le mariage si ceux qui sont concernés le désirent, et la femme garde son nom. La monogamie, la polygamie et même la polyandrie existent dans les pays bouddhistes et sont considérés comme tout à fait respectables. L'attention bouddhiste est dirigée entièrement vers la qualité des relations humaines entre ceux qui sont concernés.
Voilà, en bref, les points de vue bouddhistes ordinaires sur la nourriture, le travail et le mariage, trois aspects clefs du sila, la pratique tourné-vers-soi du bodhisattva. Mais nous ne devons pas oublier que c'est la sila paramita qui nous intéresse ici : le sila comme perfection, le sila uni à la prajña, la sagesse. La droiture, aussi soigneusement observée qu'elle soit, n'est pas une fin en soi mais un moyen, un moyen vers l'éveil. Selon le bouddhisme, si le sila est considéré comme une fin en soi, cela devient une entrave. Il en est de même avec le dana, la générosité. Le dana comme fin en soi est humanitarisme ou philanthropie ; c'est bien mais ce n'est pas suffisant. La seule vraie raison de pratiquer le dana et le sila est comme des moyens d'Eveil, pour soi-même et pour tous les êtres sensibles.
J'ai parlé plus tôt de la possibilité de conflit entre la pratique du dana et celle du sila. Shantideva suggère que ce conflit potentiel peut être résolu si l'on agit avec attention, réflexion, soin et prise de conscience. Supposons par exemple, qu'un moine rencontre une femme très malade. Naturellement il voudra s'occuper d'elle et lui donner des remèdes. Mais être trop avec elle peut le conduire à mettre en péril ses vœux monacaux et à compromettre sa pratique de sila. Un conflit s'élève donc dans le contexte de sa vie monacale. Mais ça ne fait rien. S'il garde son attention et sa prise de conscience, qui qu'il fasse il résoudra ce conflit. Certaines règles monacales étaient très strictes et pouvaient gêner l'activité d'un bodhisattva : ne pas enseigner le Dharma à des gens portant turban ou épée, ne pas manger après midi, ne pas monter dans une charrette tirée par des bœufs... Un bon nombre de moines de la tradition Théravada, de nos jours, font l'expérience d'un conflit entre leur désir de propager le Dharma, et les exigences des règles monacales qui gênent leur travail en tant que bodhisattva. Ce genre de choses a dû arriver fréquemment en Inde, alors que la société changeait, que le Mahayana se développait et que certaines règles étaient appliquées trop étroitement. Mais Shantideva est rassurant et dit que si l'on est toujours attentif, de tels conflits seront non seulement résolus mais dépassés. C'est là l'union des opposés vers laquelle conduisent tous les aspects de l'idéal du bodhisattva. Source : http://www.centrebouddhisteparis.org/Bo hisme.html
Moi je trouve que le mariage boudhiste est une bonne chose car on peut apprendre beaucoup de chose sur leur religions et comment il font leur truc mais appart sa jaime bien ce site car il est bouré dinformation sur le mariage bouddhiste
petitelune disait que c'était bien de ne pas parler QUE des mariages cathos! En effet, la plupart des mariages religieux ont lieu à l'église (80% des mariages et 90% des mariages religieux environ)...
Mais nous avons décidé de parler aussi d'autres types de mariages religieux comme ici le mariage boudhiste!
En revanche, quand vous dites "c'est bien de ne pas parler des cathos", je ne peux pas être d'accord! Le site s'appelle bien tous les mariages! Nous parlons donc de TOUS les mariages!!